contact@onehealth.cm+237 242 015 961

Surveillance Écosystémique et Approche « Une Seule Santé » : Les Parcs de Lobéké et Campo Ma'an se préparent avec le projet INFORBIO

Liliane Nguimdjio21 janvier 20268 vuesContenus Formations
Surveillance Écosystémique et Approche « Une Seule Santé » : Les Parcs de Lobéké et Campo Ma'an se préparent avec le projet INFORBIO
Dans le cadre du projet INFORBIO visant à renforcer la gestion des forêts et de la biodiversité pour atténuer les changements climatiques, une mission terrain a été conduite en septembre 2025 dans les parcs nationaux de Lobéké (Est) et de Campo Ma’an (Sud). L’objectif étant d'évaluer les dispositifs existants, renforcer les collaborations multisectorielles et poser les bases d’un système intégré de surveillance épidémiologique fondé sur l’approche « Une Seule Santé ».

Face à l’urgence de préserver les écosystèmes forestiers tout en prévenant les risques sanitaires émergents, le projet INFORBIO a lancé, en septembre 2025, une mission exploratoire dans les parcs nationaux de Lobéké et de Campo Ma’an. L’objectif était double : saisir les dynamiques locales et poser les premiers jalons d’une surveillance écosystémique intégrée, fondée sur l’approche « Une Seule Santé ».

La mission s’est appuyée sur une approche qualitative et participative, combinant des séances de travail avec les autorités sectorielles, des rencontres techniques avec les partenaires de mise en œuvre comme le WWF et l’IITA, et des échanges directs avec les communautés riveraines, incluant les populations autochtones. Ce travail de terrain a permis de recueillir des données sur les activités en cours, les outils utilisés, les zoonoses identifiées et les mécanismes de collaboration existants.

Les investigations ont révélé un paysage d’acteurs riche mais fragmenté. À Lobéké, les activités de conservation sont bien établies, mais la collaboration intersectorielle reste informelle. À Campo Ma’an, la présence de la WWF, acteur de santé publique constitue une opportunité notable pour l’approche intégrée. Cependant, trois défis majeurs persistent : l’absence d’un cadre de collaboration formel entre les secteurs, des faiblesses opérationnelles en matière d’équipement et de formation, et un déficit de communication sur les objectifs et principes du projet.

Pour y remédier, la mission propose un plan d’action structuré autour de six axes : 1) formaliser un cadre de collaboration entre tous les acteurs ; 2) organiser un atelier national de lancement pour aligner les parties prenantes ; 3) renforcer les capacités des écogardes et des agents communautaires ; 4) opérationnaliser et équiper les laboratoires des deux parcs ; 5) déployer une campagne de sensibilisation sur l’approche « Une Seule Santé » ; et 6) créer un Hub Data pour centraliser et valoriser les informations collectées. 

Cette mission a ainsi joué son rôle de catalyseur, dressant un diagnostic précis et esquissant une feuille de route dont la mise en œuvre déterminera le succès du projet INFORBIO et la résilience de ces écosystèmes vitaux.