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Mpox au Cameroun: 5 cas confirmés

Boris MAMA21 janvier 202611 vuesContenus Formations
Mpox au Cameroun: 5 cas confirmés

Une nouvelle flambée de Mpox, communément appelée variole du singe, a été enregistrée au Cameroun. Selon le Journal du Cameroun, cinq cas confirmés ont été détectés entre le 14 novembre 2025 et le 7 janvier 2026.


Une nouvelle flambée de Mpox, communément appelée variole du singe, a été enregistrée au Cameroun, suscitant des inquiétudes quant à la propagation de cette maladie infectieuse sur le territoire national. Selon le quotidien Échos Santé, cinq cas confirmés ont été détectés entre le 14 novembre 2025 et le 7 janvier 2026. Cette résurgence intervient dans un contexte sanitaire déjà marqué par la lutte contre plusieurs autres maladies comme le paludisme, le choléra et certaines infections respiratoires.


Parmi ces cinq cas, quatre ont été signalés dans la région du Littoral, notamment dans les districts de santé d’Abo, de Deido et de la Cité des Palmiers, situés dans la ville de Douala. Le cinquième cas a été enregistré dans la région du Sud-Ouest, plus précisément dans le district de santé d’Akwaya, une zone enclavée et difficile d’accès. La concentration des cas dans une grande ville comme Douala est particulièrement préoccupante, en raison de la forte densité de population qui favorise une transmission rapide de la maladie. Malgré cette situation jugée alarmante, aucun décès n’a été rapporté jusqu’à présent. Depuis le début de l’année 2025, dix cas ont été confirmés à l’échelle nationale et quatorze autres restent suspects, selon les données communiquées par les autorités sanitaires. Ces chiffres montrent que la Mpox continue de circuler de manière persistante, bien que limitée, au sein de la population camerounaise.


La Mpox est une maladie virale causée par le virus de la variole du singe, qui appartient à la même famille que celui de la variole humaine. Bien que la Mpox soit généralement moins grave que la variole, elle peut provoquer des symptômes importants, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli. La transmission se fait principalement par contact étroit avec une personne infectée, un animal porteur du virus ou des objets contaminés. Elle peut également se produire par les gouttelettes respiratoires lors de contacts prolongés, ou par le contact direct avec les lésions cutanées, les fluides corporels, les vêtements ou la literie d’un malade.


La Mpox débute souvent par des symptômes généraux ressemblant à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue intense et parfois des douleurs dorsales. Un signe distinctif de la Mpox est le gonflement des ganglions lymphatiques, ce qui permet de la différencier d’autres maladies comme la varicelle. Après quelques jours, une éruption cutanée caractéristique apparaît. Elle commence généralement sur le visage avant de s’étendre aux mains, aux pieds et à d’autres parties du corps. Les lésions évoluent progressivement, passant de simples taches à des vésicules remplies de liquide, puis à des croûtes avant la guérison complète.


Les autorités sanitaires recommandent aux personnes présentant ces symptômes de se rendre rapidement dans un centre de santé pour un diagnostic et une prise en charge appropriés. L’isolement des cas suspects est essentiel pour éviter la propagation de la maladie.

Face à cette recrudescence, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a ordonné l’activation d’un système de gestion d’incident. Ce dispositif vise à améliorer la coordination entre les services de santé, à renforcer la surveillance épidémiologique et à assurer une réponse rapide et efficace face aux nouveaux cas. Les formations sanitaires ont reçu des instructions précises pour signaler immédiatement tout cas suspect, appliquer les mesures de prévention et de contrôle des infections, et sensibiliser les patients. Les équipes de santé communautaires sont également mobilisées pour repérer les cas au niveau local.


La recherche des contacts a été intensifiée. Cette stratégie consiste à identifier toutes les personnes ayant été en contact avec un malade confirmé et à les suivre pendant une période donnée afin de détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas.

Des campagnes de sensibilisation ont été renforcées, en particulier dans les zones urbaines du Littoral. Les messages diffusés à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux et lors des réunions communautaires insistent sur les modes de transmission de la Mpox, ses symptômes et les mesures de prévention.

Les autorités encouragent la population à adopter de bonnes pratiques d’hygiène, telles que le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts rapprochés avec des personnes malades, et la consultation rapide en cas de symptômes.

Les leaders communautaires, les associations locales et les organisations de la société civile jouent un rôle clé dans la diffusion de l’information et la lutte contre les fausses rumeurs. Une communication claire et fiable permet de renforcer la confiance entre la population et les services de santé.


Le cas signalé à Akwaya, dans la région du Sud-Ouest, met en lumière les difficultés liées à la gestion des épidémies dans les zones rurales et enclavées. L’accès limité aux soins de santé, le manque d’infrastructures et les difficultés de transport compliquent la détection rapide et la prise en charge des malades. Dans ces régions, les délais pour le diagnostic et le transfert des échantillons vers les laboratoires sont souvent plus longs. Le manque de personnel qualifié et d’équipements médicaux représente également un obstacle majeur. Pour faire face à ces défis, les autorités sanitaires renforcent progressivement les capacités des districts de santé à travers des formations, la fourniture de matériel médical et le déploiement d’équipes mobiles.


La Mpox ne concerne pas uniquement le Cameroun. Plusieurs pays africains continuent d’enregistrer des cas, et des flambées ont également été observées dans d’autres régions du monde ces dernières années. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) insiste sur l’importance de la surveillance, de la transparence des données et de la coopération internationale. Le Cameroun travaille en collaboration avec ses partenaires internationaux pour améliorer ses capacités de préparation et de réponse aux épidémies. Cela inclut le renforcement des laboratoires, la formation du personnel de santé et la mise à jour des plans nationaux de riposte.


Les services de santé appellent à la vigilance collective, au respect des règles d’hygiène et à la collaboration des populations. La lutte contre la Mpox ne dépend pas uniquement des autorités, mais aussi du comportement de chaque citoyen.

Signaler rapidement les cas suspects, suivre les recommandations sanitaires et éviter la désinformation sont des gestes essentiels pour limiter la propagation du virus. Même si le nombre actuel de cas reste relativement faible, cette flambée rappelle la nécessité de renforcer durablement les systèmes de santé. L’urbanisation, la mobilité des populations et les changements environnementaux augmentent les risques de nouvelles épidémies. Investir dans la surveillance sanitaire, la formation du personnel, l’éducation du public et l’accès aux soins est indispensable pour garantir la sécurité sanitaire du pays. Les autorités continuent de suivre de près l’évolution de la situation, tandis que la population est invitée à rester informée, vigilante et solidaire. Grâce à des efforts conjoints, la propagation de la Mpox peut être maîtrisée et les futures épidémies mieux anticipées.