5 secrets que les étiquettes alimentaires ne vous disent pas

1. L’origine n’est pas toujours une garantie de sécurité
Une étiquette peut indiquer « Origine Cameroun », mais elle ne vous dira jamais si le produit a voyagé dans des conditions d'hygiène précaires. C’est pour cela que les équipes de l’USS ont pris d’assaut les allées du marché, rappelant aux transporteurs et vendeurs à la sauvette que la chaîne de sécurité ne doit jamais être rompue, du champ jusqu'au comptoir.
2. "Frais" ne veut pas dire "Sain"
Au secteur des vivres frais du Mfoundi, le message était clair : un produit d'apparence saine peut cacher des bactéries invisibles. Les experts ont insisté auprès des bayam-sellam sur la manipulation des denrées. Le secret ? La sécurité dépend autant de la qualité du produit que de la propreté des mains qui le touchent. https://www.foodwise.io/blog/knowledge-hub/knowledge-hub-manger-frais-ne-veut-pas-forc%C3%A9ment-dire-manger-sain-ou-comment-d%C3%A9mystifier-les-croyances-sur-la-nutrition-avec-vandana-gujadhur
3. L'espace de travail est l'ingrédient invisible
L’étiquette d'un plat préparé ne mentionne jamais l'état de la cuisine. C’est tout l’enjeu du dialogue engagé avec les restaurateurs de rue. Pour que l’aliment sauve des vies au lieu d'en menacer, l’espace de travail et les ustensiles doivent respecter des normes d’inspection rigoureuses que seul un œil averti peut vérifier.
4. L'inspection est votre véritable bouclier
On oublie souvent que derrière chaque morceau de viande chez le boucher, il y a (ou devrait avoir) un processus d'inspection vétérinaire. L'équipe multisectorielle a martelé l'importance de s'approvisionner auprès de sources saines ayant respecté les mesures en vigueur. Sans ce tampon invisible, l'étiquette n'est qu'un morceau de papier.
5. La sécurité sanitaire est une responsabilité partagée
Le dernier secret, et sans doute le plus important : l'étiquette ne peut pas tout faire. La sécurité sanitaire est un effort collectif. Organisée en partenariat avec Breakthrough ACTION et la GIZ, cette campagne au marché du Mfoundi prouve que l'information est le premier ingrédient d'un repas sûr.
Une mobilisation pour la vie
Armés de flyers, posters et dépliants, la dizaine de membres du programme n'a laissé aucun répit aux risques sanitaires. Des boucheries aux poissonneries, le message était le même : "Des aliments sains pour sauver des vies".
En cette journée internationale, retenons que la vigilance ne s'arrête pas à la lecture d'une date de péremption. Elle se cultive dans le dialogue entre experts, commerçants et consommateurs, comme ce fut le cas dans les allées animées de notre capitale politique.
